Alhambra

Alhambra

Je ne sais pas pour vous, mais pour moi l’Alhambra est un lieu mythique dont le nom résonne jusqu’aux tréfonds de mon enfance. Alors quand on m’a parlé de ce concert inaugural pour la fête de la musique, je ne pouvais qu’aller voir comment on avait donné une seconde jeunesse à ce bâtiment. D’autant plus que le programme annonçait non moins que les Young Gods, pour moi sans doute encore plus mythique que l’Alhambra, ce premier soir. Et voilà que mes souvenirs de fin d’adolescence nous ramènent à un été magique au festival de Reading en Angleterre, et naviguent ensuite vers bien d’autres occasions de voir cet excellent groupe, professionnel, inventif, créatif… Mais je ne vais pas vous en faire l’apologie, leur réputation n’est plus à faire, Franz Treichler, voix, guitariste et co-fondateur du groupe, a reçu le premier Grand Prix suisse de musique l’an dernier.

La première partie de soirée, pour quelques invités se passe au deuxième étage, dans le foyer. On aura droit à de brefs (merci!) discours de Messieurs Kanaan et Pagani. La coordinatrice culturelle des lieux, Karin Strescher, nous emmène faire une rapide visite de la salle, Orioxy peaufine l’acoustique avant le concert, on essaye de ne pas trop les déranger.
Impatiente de voir la deuxième partie et affamée, je laisse les lieux pour y retourner à 21h. Une foule s’est amassée devant l’Alhambra, le milieu alternatif genevois semble s’être retrouvé là: ça fait du bien!

La salle est pleine, des jeunes filles distribuent des bouchons d’oreille jaune fluo “parce que ça va faire du bruit”. La couleur est annoncée… Je me glisse sur le balcon au premier étage pour prendre des photos des Young Gods pendant la fin du soundcheck. Mais je redescends vite, parce que le concert commence et que je ne suis pas venue pour les voir assise sur un fauteuil quand même.
Et c’est le bonheur: plus d’une heure de concert, des morceaux nouveaux qui petit à petit nous entraînent dans l’univers des dieux, la batterie rythmant le tout rend les pieds des spectateurs impatients. Ils nous gratifient de deux morceaux plus anciens pour calmer notre soif de pogo, la chaleur grimpe d’un cran et on crie pour en avoir plus.

C’est vraiment une réussite: le groupe, la salle, l’ambiance, tout y était. On se réjouit déjà d’arriver à la rentrée pour revenir voir la programmation du festival de la bâtie dans ces lieux!

Merci à l’équipe de l’Alhambra et que la nave va comme l’a joliment dit le président de l’association des utilisateurs de l’Alhambra (AdUdA), Sandro Rossetti, pendant les discours.

Rue de la Rotisserie 10, 1204 Genève
+41789660797

CLOSE
CLOSE