Moderat @ Antigel

Moderat @ Antigel

La 7e édition du Festival Antigel présente le jeudi 16 février: Moderat. Et j’ai hésité à vous écrire quelques mots à ce sujet. Moderat est l’une des têtes d’affiche du Festival Antigel 2017 (avec Patti Smith, etc…) dont les médias vont sans aucun doute relayer l’information à outrance (c’est déjà fait pour lesinrocks.com – ma bible musicale – en annonçant la “grosse programmation” du festival). Je me suis donc demandée ce que je pourrais bien ajouter à tout cela?
J’ai entendu Moderat pour la première fois en 2010 lors d’un cours de danse au Studio des Bains, un an à peine après la sortie de leur album I. Le titre A New Error m’a fait l’effet d’une bombe. Le genre de musique qui vous trotte dans la tête, sur laquelle vous avez envie de voler, de courir à toute vitesse, d’aller sur un circuit automobile et d’être à toc. Quelque chose de brut, punchy avec une rythmique percutante. Pas étonnant, concernant la rythmique, Gernot Bronsert et Sebastian Szary (connus sous le nom de scène Modeselektor) sont des joueurs (géniaux) de basse. Quand au 3ème membre du groupe, Apparat (de son vrai nom Sascha Ring), il mélange un son électronique pointu et une pop de bonne augure. Ils se sont rencontrés en 2002 alors que les trois âmes de Moderat auraient pu s’assoir tranquillement sur une carrière déjà bien établie à Berlin. Modeselektor possède deux labels – Monkeytown et 50 Weapons –  Apparat enchaîne les LPs, sa forme musicale préférée.
Le visuel joue aussi un rôle déterminant dans le monde de Moderat: l’artiste (attitré de Moderat) Pfadfinderei a notamment réalisé le clip Reminder qui flirte avec l’esthétique d’un jeu vidéo.

La recette est surprenante: les ingrédients “Moderatiens” se mélangent à la perfection, si bien que le groupe a gagné un public international et tourne dans chaque continent. En avril 2016 Moderat sort son 3e album intitulé III, la suite logique du I et du (un peu décevant) II. Preuve que le trio va à l’essentiel ou y retourne si on prend en considération II… De ce dernier album, beaucoup plus chanté que d’habitude, les trois artistes confessent qu’avec ce qui se passe dans le monde, leur musique est empreint de tristesse mais se veut aussi éclectique. On ne sait jamais sur quel pied danser: au punchy New Error de leur début s’oppose aujourd’hui l’envoutant Eating Hooks, l’euphorique Animal Trails… Une promesse de passer d’un état à l’autre, sans accro…

Aller à la rencontre de la Culture avec un big C comporte des risques: la déception peut être au rendez-vous (je me souviens de STBRKT qui sonnait parfaitement bien dans mon iPod et m’a laissé pantoise sur la scène du Palladium) ou l’émerveillement, les pulsations cardiaques, l’envoûtement (Max Cooper ou Chloé à l’Usine, Odesza au PTR pour ne citer que ces 3 phénomènes musicaux dont j’ai été le témoin dans My Big Geneva). Moi, personnellement, je suis toujours prête à prendre ce genre de risques. Puis-je vous inviter à en faire autant?

Jeudi 16 février à 20h (ouverture des portes à 19h)
Salle du Lignon, Place du Lignon 16, 1219 Le Lignon
Prix: 49.- (plein tarif)
Billetterie en ligne

CLOSE
CLOSE