Glen Hansard

Glen Hansard

A song is like a saddle: you ride it for a while and if it’s the right kind of song you can sing it for the rest of your life“.
Il y a deux mois, je nommais ce musicien dans MyBigGeneva. Il y a deux semaines, Emilie a glissé cette citation sur une belle feuille de papier qui m’était adressée, un clin d’œil attentionné qui m’a touché. Il y a deux jours, elle m’a informé de sa venue.

Durant toute la longueur d’une soirée enneigée, blotti autour de la douceur d’un feu crépitant, je pourrais vous parler de Glen sans jamais me lasser, sans jamais me répéter. J’ai succombé à son charme il y a bien des années, quand j’ai connu l’Irlande et ses étroites rues pavées, mouillées d’une fine pluie, la chaleur de sa musique apaisant quelques cœurs pesants.

A 13 ans, poussé par un directeur qui voyait en lui croître une passion flamboyante pour la musique, Glen déposa son sac d’écolier sous le lit et prit sa guitare pour jouer sur Grafton Street. Pendant cinq ans, la rue lui a appris les aléas de la vie de musiciens et le força à développer la projection des sons. Elle forgea son caractère, façonna son style de jeu, affûta sa voix . La rue lui a appris aussi à être présent, patient, imposant, et discret par moment. À gagner son pain quotidien, et parfois se contenter de rien.
Ce qui l’a amené à monter le groupe “The Frames” et en devenir le frontman, jouer dans le film “The Commitments”, puis participer au tournage de “Once”, un film indépendant au budget ridiculement minuscule tourné durant le mois de janvier 2006 à Dublin qui a connu un succès mondial inattendu, en écrivant les chansons puis en interprétant au pied levé le rôle d’un musicien de rue. Son rôle. Celui de sa vie, ou presque.

Trente ans plus tard, avec un nom et un oscar, il dira encore “we are never more than one step away from being back on the street”.

En septembre dernier, Glen Hansard sortit son deuxième album solo “Didn’t He Ramble”, fruit de maturité chez ce troubadour irlandais qui fait vivre chacune de ses chansons grâce à sa poignante sincérité, à son énergie et à sa volonté. Sa musique brille de vérité et d’authenticité, elle vous perce la peau, traverse les os pour faire frissonner la partie sensible de votre corps.

Il fait partie de ces musiciens qu’il faut absolument voir en live, alors faites comme moi, posez un jour de congé, prenez quelqu’un par la main et sautez dans le train!

Markéta Irglova, compagne dans le film “Once” et dans leur groupe “The Swell Season”, entamera cette soirée dans le resplendissant KKL de Lucerne.

Mardi 23 février à 20h
KKL Luzernersaal, Europaplatz 1, 6005 Luzern
Prix: 62.-
Billetterie en ligne

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