Sous le charme de Lada Redstar

Sous le charme de Lada Redstar

Je rencontre Lada dans les coulisses de La Gravière, magnifique, même si elle se dit “non préparée, ni maquillée” avec un bigoudi qui sort de son élégante coiffe rétro, je suis directement conquise. Souriante, intelligente, la belle effeuilleuse est diplômée de la Sorbonne et parle pas moins de cinq langues.

Alors ma première question vient tout naturellement: comment passes-tu des études au burlesque?
Son parcours est varié, imprégné d’art, de musique, elle aime depuis toujours les costumes, s’intéresse et étudie l’histoire de la femme. Si vous y ajoutez la danse et la sexualité, vous obtenez un succulent cocktail qui mène assez logiquement au burlesque.

Mais quel a été l’élément déclencheur? A ce moment, elle habitait Londres, ville riche en soirées rétro et cabarets, dont le célèbre Madame Jojo. Un soir on lui demande de remplacer au pied levé une artiste et sa carrière démarre. Elle plonge avec délices dans l’effeuillage et découvre de sa propre forme d’art, synthèse de ses passions.
Elle me cite (oh bonheur!) Jim Carrey et sa philosophie de vie, que je résume ici très sommairement à: osez et la vie offrira des merveilles! Sans prise de risque on finit derrière un bureau à s’ennuyer au quotidien, c’est bien plus difficile à vivre que de s’offrir nue au public.

En s’exposant ainsi, ne reçoit-elle pas des retours négatifs? Comme de la jalousie ou des jugements?
Pas tellement en fait, les femmes apprécient le burlesque et ses artistes qui ont une aura libératrice. Nous cassons les “standards” et avec eux bien des complexes et des limitations. L’image renvoyée est positive, les artistes sont de tous les âges, de la plus ronde à la plus fine. Nous transmettons du rêve, de la sensualité et chaque femme peut s’en inspirer pour se mettre en scène dans sa propre vie selon ses qualités personnelles. Les hommes y trouvent un écho à certains de leurs fantasmes et sont ravis de nous regarder. Et puis s’il reste des mauvaises langues je vais les désarmer avec des sourires et de la gentillesse“. Je n’en doute pas une seconde: comment résister à temps de charme!

Lada est une habituée du Palais Mascotte à Genève et y revient régulièrement. Mais si vous n’avez pas eu la chance de la voir hier soir à la Gravière, vous pouvez aussi la trouver en ligne. Elle a une page Facebook: Lada Redstar. Vous pouvez écouter ses choix musicaux le samedi soir de 10h à minuit, dans l’émission Swing Party de Bart&Baker sur Jazz Radio. Toujours avec Bart&Baker, elle a enregistré quatre titres à écouter sur iTunes. Un cinquième sera en ligne cet été. Si vous avez envie de lui poser directement des questions sur la sexualité, la séduction, la féminité… contactez-là grâce à Ask Lou&Lada .

Et, last but not least, en exclusivité, elle nous offre une jolie cerise sur le gâteau : à partir de la semaine prochaine, Lada vous lira des romans érotiques sous forme de podcast hebdomadaire dans Redstar Boudoir…affaire à suivre avec délectation!

Le lieu qui te ressemble?
Ma maison, dans le quartier de Kreutzberg à Berlin, déconnectée du monde, internet mis à part.
Ta cantine officielle?
Quelque part à Rome, dans un restaurant italien.
Chocolat noir ou au lait?
Ni l’un ni l’autre, plutôt fondue aux bolets.
Ton objet fétiche?
Les accessoires: gants, bas…
Ton livre de Robinson?
Un livre de Pirandello, mais un seul livre ne me suffirait jamais.
Des films ou réalisateurs cultes?
Gilda bien sûr avec Rita Hayworth, LA rousse de référence! Mais aussi Métropolis, Ziegfeld Follies et les films de Jim Jarmusch. Ou plus récemment, The Boy Friend et Casanova.
Le super héros que tu aurais voulu incarner?
Stana, ma grand-mère, une femme forte et élégante, même dans les moments les plus durs. Elle a été résistante en Yougoslavie, capturée et torturée, elle s’est finalement évadée. Elle est un modèle pour moi.
Un site web dont tu es accro?
ildiscobolo une radio italienne qui ne passe que des 78 tours digitalisés. Pas de pubs, mais des interviews des chanteurs d’époque, enchantés qu’on les connaisse encore.
Jamais sans?
Du thé et un livre. 
Une Big destination que tu recommandes?
N’importe où mais avec mon amant. 
Ton Big secret?
J’en ai plein, mais je ne vous en donnerais aucun….

Photographie © Aurélia Thévenin

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