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Phil Bondy est dans la place

La première fois que je l’ai entendu, c’était à la sortie de Mr. Pickwick Pub pendant l’été genevois 2011. Entourée par mes chers Bigs acolytes, nous avons finalement passé le restant de la soirée à l’écouter, dans la rue, entre le passage des trams, le bruit de notre cité et le vroum des cylindrées urbaines. Quelques mois plus tard, assise sur mon canapé en train de zapper, je le retrouve sur mon écran TV, entouré de ses bucket drums, plein écran pour une publicité automobile… Entre temps, nous étions « connectés » sur Facebook, youtube, viméo, etc.
La semaine dernière, un Big de notre équipe le croise à nouveau devant la place du Molard: en quelques clics, sa vidéo crée le buzz sur notre page Facebook et je le retrouve au Kraken, un lundi soir… une manière Big de commencer la semaine.
Lui? Mais c’est qui lui? Phil Bondy bien sûr!

Phil est né à Portland, dans l’Oregon, au sein d’un univers familial musical. Son père est un professeur de musique et son oncle – Gavin Bondy – n’est autre que le trompettiste de Pink Martini. Très jeune, il a donc le rythme dans le sang et la possibilité d’explorer une pléthore d’instruments. Mais à l’âge de 10 ans, il annonce à sa mère: « un jour, je jouerai de la batterie dans un groupe ». 7 ans plus tard, il entame sa carrière où il alterne des tournées et des concerts pour différents groupes de rock, laissant de côté ses études musicales.
La rue, elle, arrive tout d’abord par nécessité financière en 2005: grosse caisse, caisse claire et cymbales sont ainsi transportées d’une rue à l’autre où Phil joue 6 à 7 heures par jour pendant plus d’une année. Force est de constater qu’il perd un temps infini dans le transport logistique de son instrument de musique, il se crée un set de bucket drums, léger comme une plume et il entame une tournée des rues de ce monde. Première halte: San Francisco qui représente pour lui le berceau de son art, le lieu de rencontre entre musiciens avec son tasty flavor et ses Bigs vibes: « San Francisco, c’est là où tu évolues le plus car la ville possède un héritage musical sans précédent« . Londres, Amsterdam, Copenhague, Oslo, etc. Selon le temps, la culture, le type de rues, sa musique s’adapte 30 à 40 heures par semaine, sans relâche; ses bucket drumssonnent différemment dans chaque ville et il invente au gré de ses voyages des préludes de percussions, improvisant sur une trame rythmique selon l’audience des passants.
C’est à Seattle que la Big rencontre se fait, tout à fait par hasard. Phil Bondy est en train d’improviser dans la rue lorsqu’un passant lui demande s’il peut essayer sa toute nouvelle caméra Canon 5D en faisant une vidéo de sa performance. Quelques jours plus tard, cette vidéo se retrouve sur viméo et le passant n’est autre qu’un photographe professionnel travaillant au sein d’une agence de publicité plébiscitée pour tourner le prochain spot TV de la marque Skoda. L’ironie du sort: Phil Bondy ne s’est quasiment jamais vu à la TV puisqu’il habite aux Etats-Unis et que le spot publicitaire a été diffusé en Europe. Et c’est encore dans une rue de sa ville natale, cette fois-ci, où il rencontre le chanteur Christopher Worth avec lequel il monte le groupe Worth qui vient de sortir en septembre 2013 son deuxième album, Two, à la suite de l’album Six Foot Soul en 2012. Phil et les autres musiciens du groupe ont demandé à leurs amis et fans de leur laisser des messages d’amour anonymes sur un répondeur. L’amour entre amis ou amants, l’amour qui fait mal, que l’on espère, regrette ou encore celui qui nous fait rêver. Et c’est à partir de cette profusion de messages qu’est né Two. Notes folk, soul et chaleureuses entrecoupées par ces fameuses voix qui parlent d’amour, « Two » est un album intimiste, tout comme le rapport que crée Phil Bondy avec son audience de rue. Le groupe sera bientôt en tournée en Autriche, en Allemagne et en Suisse; Phil Bondy a donc fait un détour par My Big Geneva (et vous saurez pourquoi à la fin de cet article) avant de le rejoindre. Il sera de retour fin novembre et c’est promis, vous serez les premiers informés.

Votre première rencontre avec Genève: 
En 2010, lors du Salon de l’Automobile où j’ai joué six concerts par jour sur le stand de la marque Skoda. A la fin du salon, j’ai amené mon instrument dans les rues genevoises. Ce que j’aime ici, c’est tout d’abord le public qui est très respectueux et attentif. J’apprécie aussi de pouvoir jouer en toute légalité sans risque de pénalité puisqu’il m’a suffit d’obtenir un permis pour 10.-/jour afin de jouer dans la rue. Aux Etats-Unis, je me suis souvent retrouvé à devoir payer des contraventions car il n’y a pas de système en place qui permet aux musiciens de jouer dans la rue.
Un lieu qui vous ressemble: 
Le Skatepark de Plainpalais.
Une adresse incontournable:
The Scene. A ma première venue genevoise, un adolescent m’a interpelé alors que je jouais dans la rue à la suite du Salon de l’Automobile afin de me présenter la scène alternative musicale. Si je n’avais pas connu The Scene, je ne serais probablement jamais revenu à Genève car j’ai fait la connaissance d’amis avec lesquels je partage à présent un lien musical.
Chocolat noir ou au lait? 
Au lait, j’adore le Toblerone et je peux vous assurer que son goût est meilleur en Suisse qu’aux Etats-Unis.
Un objet fétiche: 
Les baguettes de ma batterie.
Votre livre de Robinson: 
Ender’s Game d’Orson Scott Card. Ce livre qui a accompagné toute mon enfance est en train d’être adapté au cinéma aux Etats-Unis.
Votre première performance dans la rue: 
En 2005, à Portland, par nécessité financière mais j’ai aussi été attiré par le recyclage de poubelles en instrument de musique. Au fil du temps, la rue est devenue pour moi un public intransigeant: il faut vraiment déborder d’imagination, d’entraînement et persévérer afin d’attirer la curiosité musicale des passants.
Votre Big chanson sur votre playlist: 
Love is a losing game d’Amy Winehouse.
Un film culte que vous avez vu plus de 259 fois: 
Le Voyage de Chihiro de Miyazaki.
Une Big destination que vous nous recommandez: 
Portland, ma ville natale.
Un voyage dont vous rêvez: 
L’Afrique du Sud.
Un Big secret ou une Big exclusivité à nous confier: 
Je suis tombé amoureux d’une jeune femme qui vit à Genève… Raison pour laquelle je reviens si souvent à présent.

Photographie © Flora Artemis
Vidéo © Worth and Bondy performing at l’Usine @ Genève Liquid Tour

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