Purple Rain, le livre

Purple Rain, le livre

20 millions d’albums vendus dans le monde, le film envahira 900 salles de cinéma américaines à sa sortie…. deux Grammys et un Oscar…. la chanson quant à elle campera la première position pendant 24 semaines consécutives du Billboard’s album chart, etc.
Mais au-delà de ses chiffres vertigineux dans leur contexte chronologique, cette “pluie violette” est diluvienne. Elle a su, à travers le temps, accompagner des souvenirs d’un bonheur extrême: un premier baiser, un slow pendant une boum, l’étreinte d’un Frère réconfortant sur un son si nouveau, si puissant, émanant d’une guitare d’un homme viril qui exploite comme peu d’artistes dans le monde son côté féminin. Une “révolution” pour reprendre le nom du groupe dans l’ombre lumineuse d’un prince énigmatique.

Nous sommes à la fin de l’année 1984, le magazine Rolling Stone proclame Purple Rain album de l’année devant Born in the USA (p.189). Durant toute la promotion qui précèdera la sortie de Purple Rain – le film, l’album, la chanson Prince n’accordera aucune interview, comme quoi ses “bonnes” habitudes datent depuis toujours. Je reste persuadée cependant qu’il n’a jamais voulu nous (ses fans) “causer du chagrin (…) qu’il a juste voulu nous faire rire sour la pluie violette”. Et Purple Rain est une épopée, gorgée de rebondissements à laquelle l’auteur Alan Light – rédacteur de Rolling Stone et journaliste musical acclamé – nous invite dans son livre “Let’s Go Crazy” défiant les lois de la gravité et du temps. Dans le froid glacial de Minneapolis, sur les planches de la scène de First Avenue, devant le management des studios Warner Bros qui à l’annonce du projet se demande si Prince est véritablement une star et si John Travolta ne devrait pas incarner le Kid (p.105), tout est écrit avec objectivité et précision à une époque où quatre dieux règnent à la tête des charts pourtant remplis d’artistes créatifs, j’ai nommé: Bruce Springsteen, Michael Jackson (enfin Quincy Jones si vous voulez vraiment mon avis), Madonna et… Prince.

Parmi les derniers mots de l’auteur, chapitre 11 “Thank U 4 a Funky Time” (merci pour ce moment funky), Alan Light ne résout pas l’énigme princière: à savoir, l’ambition de Prince a-t-elle été et continue-t-elle d’être un artiste culte ou une superstar? Un Miles Davis ou un Elvis Presley?

Let’s Go Crazy d’Alan Light, disponible uniquement en anglais

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