16e biennale de Lyon, My Big Geneva

Plus de 200 artistes et créateurs d’émotions se sont penchés sur le thème universel de la fragilité pour cette 16e édition de la biennale de Lyon. Répartie sur 13 différents lieux, les Usines Fagor en sont le BIG épicentre: 29’000m2 d’oeuvres digitales, d’installations, d’objets, de tableaux, etc. 

Ancien joyaux industriel, les usines Fagor-Brandt employaient 1800 ouvriers au début des années 80. En l’an 2000, ils n’étaient plus que 400 avant que la production ne se délocalise partiellement, que les usines soient revendues pour fabriquer des voitures électriques avant sa fermeture en 2015.

Le lieu principal de la biennale de Lyon donne donc le ton. 

 

De la fragilité…

 

En latin, fragilitas signifie “ce qui peut se briser” alors qu’en grec, elle est une faiblesse – asthénéia – un manque de force – sthenos – physique ou moral.
Pour Kant, la fragilité n’est ni une faille, ni un poids mais la condition de ce qu’il y a de plus noble en l’humain. 

Camille Riquier l’a écrit “Le faible et le fragile en nous, lorsqu’ils ploient sous le faix de l’imprévu, sont ce qui nous met en présence de ce qu’il y a de véritablement grand hors de nous, et qui fait sa force”.  

À travers des objets créés sur près de deux millénaires, oeuvres passées et présentes, “Manifesto of Fragility” explore le lien entre la fragilité et notre capacité de resistance. 

 

Beyrouth et les Golden Sixties 

230 oeuvres d’art de 34 artistes et 300 documents d’archives composent Beyrouth et les Golden Sixties. Un arrêt avec images, sons et mouvements sur une période transitoire de la capitale libanaise qui nous rappelle que la poésie est un pouvoir face au chaos. 

 

We Were The Last To Stay

Dans la hall 4 des Usines Fagor, l’oeuvre We Were The Last To Stay de 1900m2 d’Hans Op de Beck a été spécialement réalisée pour la 16e biennale de Lyon. Vous entrerez dans un monde en monochrome de gris où jadis vécu une communauté repliée sur elle-même, partageant le même rêve idéaliste de vivre en paix… c’est un after-party… le seul mouvement qui subsiste est celui de l’eau. 

 

À la sortie de l’Usine transformée en centre d’art contemporain, la biennale rend hommage à la cité gastronomique lyonnaise avec son café, restaurant et snack Ravigote. Je vous recommande tout particulièrement la focaccia à la courge. Et si vous préférez faire une halte gourmande en ville, alors direction le bistrot d’Abel.

Du 14 septembre au 31 décembre 2022
Du mardi au vendredi, de 11h à 18h
Le week-end, de 11h à 19h