Greg Pepper Self Care

Jeune photographe genevois, Greg Pepper capture des moments incroyables de l’histoire tout comme son grand-père – David Paynter. Il nous plonge dans son univers de la photographie à travers cette interview.

 

La Chine semble être votre terrain d’exploration photographique?

Ce n’est pas voulu. J’ai passé 4 mois à l’Université Tsinghua de Pékin dans leur académie d’art et de design. Ce même été, j’ai visité de nombreuses provinces de Chine, puis j’ai fini par travailler à Shenzhen (au sud-est en face de Hong Kong). J’étais aussi en couple avec une merveilleuse femme chinoise, alors j’ai fini par y passer du temps avec elle et sa famille.

Quel est le processus derrière la photo «parfaite» ? Est-ce une vision qui se concrétise? Ou une influence?

C’est un processus bidirectionnel; il y a mes influences puis ma vision d’une photo « parfaite ».

L’influence de mon grand-père, photographe reconnu: David Paynter, Sa photographie d’un coureur Olympique au Zimbabwe lui a valu le prix de photographe de presse mondiale en 1968. Il a pris beaucoup de photos intemporelles capturant des moments de l’histoire – il était présent dans de nombreux pays africains dans les années 60 et 70 quand ils devenaient indépendants.

Au collège Calvin – j’ai étudié l’histoire de la photographie et l’art contemporain. J’ai grandi aux côtés de Robert Doisneau, Henri Cartier-Bresson, Robert Capa et Andreas Gursky … Robert Frank est aussi une influence. 

La vision d’une bonne photographie en termes de composition, de mise en page, d’histoire et de sentiments est un processus à double sens. Elle est dans ma tête mais aussi influencée par mon vécu. C’est… un processus d’essai et erreur.

Parlez nous de la série « l’Eglise à l’état sauvage »?

Ses photographies ont été prises à l’heure « bleue », après le coucher du soleil et avant le lever du soleil – pour ses nuances de bleu. Mon partenaire et moi-même sommes allés dans cette église du nord-est spécifique où il a effectué des allers-retours incessants jusqu’à ce que j’obtienne le cliché unique. 

Des oeuvres de référence?

De cette série, il s’agit d’une photographie intitulée « SELF CARE », pour son calme et sa sérénité. Sa simplicité visuelle, moins de bruit et plus minimal. Je fais référence au bruit provoqué par un afflux de choses qui se passent. C’est un apaisement. 

Ainsi qu’un père et sa fille sur un scooter électrique, heureux et à l’aise. 

En 2016, j’ai travaillé dans 15 pays à travers l’Afrique; donc toutes les 2 semaines, je me rendais dans une capitale du continent africain. J’ai réalisé un projet appelé 101 légendes africaines, honnêtement, je ne pense pas avoir jamais atteint 101 clichés – peut-être 60 ou 80. L’une des photos est celle d’un enfant courant dans les rues de la capitale du Rwanda. Elle a été prise le jour « Umuganda » où tout le monde se rassemble pour se soutenir et s’entraider suite au génocide. Les rues sont vides car tout le monde s’entraide essentiellement à la maison et à l’église. 

Photographe, une vocation?

J’aime inventer depuis l’âge de 9 ans, date d’un premier croquis en skateboard avec un moteur. Puis en 2010, j’ai acheté un appareil photo – Canon D600 que j’ai emporté partout avec moi. J’ai commencé par une série de plans urbains géométriques.