student short film created by Daniela Dwek, Chrisy Baek and Maya Mendonca and produced at the School of Visual Arts in New York City.

DanielaMaya et Chrisy sont les talents derrière le court métrage Hamsa. Ce sont trois étudiantes de la School of Visual Art de New York qui ont remporté le prix du festival d’animation 2020.

Une jeune fille israélienne nommée Tikvah est inconsciente du conflit historique dans lequel elle vit. Lors d’un voyage au marché, sa mère renforce sa peur de « l’autre ». Cependant, lorsque le chaos arrive, elle constate que les personnes qui lui faisaient peur autrefois ne sont pas si mauvaises.

Quel est le message derrière Hamsa?

Daniela: L’histoire se déroule en Israël, où se vit le conflit complexe entre le peuple Israéliens et Palestinien. Hamsa est là pour nous rappeler que nous sommes tous humains et mortels. Il ne s’agit pas de la guerre ni de décisions gouvernementales, mais du peuple. Nous devons coexister les un avec les autres. C’est ce que Hamsa nous montre à travers le regard de la petite fille encore si innocente. Elle n’a fait qu’écouter ce que les adultes lui disaient et en réalité on voit que la femme qu’elle avait appris à craindre lui vient en aide. Elle change son regard sur cette personne ainsi que celui de sa mère. Hamsa donne l’espoir et l’envie de croire que les futurs générations pourraient abandonner le jugement des générations précédentes.

Ce sujet est-il personnel pour vous?

Daniela: Étant juive et issue d’une famille de réfugiés du Moyen-Orient, je m’identifie aux trois personnages différents. C’est un peu comme si  mes identités étaient en opposition.

Maya: Même si nous ne sommes pas nécessairement confrontés au même problème, nous faisons tous appel à ce film à notre manière – conflit entre noir et blanc, entre la Corée du Nord et la Corée du Sud.

Quels défis avez-vous rencontrés lors de la production de votre court métrage?

Daniela: Une évidence était quand Corona a frappé! Le virus est arrivé en mars alors que nous étions au pic de la production, nous avions presque terminé, mais il restait encore beaucoup à faire. Nous ne savions pas quand nous pourrions retourner à l’école pour utiliser les installations dont nous avions besoin, serait-ce des semaines? Des mois? Nous avons toujours eu l’habitude de travailler ensemble donc le fait de ne pas avoir accès aux installations, en plus de ne pas être ensemble, ont définitivement été un défi.

Je n’étais pas censé être la voix de la mère, mais nous n’avions pas vraiment le choix, car la cabine d’enregistrement de l’université était fermée.

Comment les technologies numériques disponibles pour la réalisation de films impactent votre travail?

Maya: On regarde tous des dessins animés et je n’avais jamais vraiment pensé au processus derrière la réalisation de tels films. J’ai commencé à m’y intéresser quand je suis arrivée à l’université et tout au long de celle-ci avec les différents projets. J’ai appris à me familiariser avec toutes sortes de logiciels et de technologies qui permettent de faire un tas de choses différentes.

Daniela: Quand on y pense, on est en train de créer un nouveau monde. Il existe un logiciel qui englobe tout, mais pour des choses plus spécifiques comme la peinture de la peau, les objets, textures, etc. un autre logiciel est nécessaire.

Chrisy: La réalité est que nous utilisons une bibliothèque de logiciels.