Il faut sauver KINO!

Il faut sauver KINO!

17:12 Je suis un peu à la bourre. La journée n’a eu de cesse entre l’amoncellement de rendez-vous et les rares plages horaires où il m’est enfin possible d’avancer sur mes travaux. Les portes du tram 15 s’ouvrent devant le parking de l’étoile. Un signe? Je descends.

17:14 J’entends que l’on recherche la destination du Motel Campo. Personne ne sait trop quoi lui répondre à la petite.Vous allez au Kino Kabaret, vous?! Pas de réaction. Ho vous y allez aussi ?! Cela fait 25 minutes que je tourne et ne trouve rien. Mon GPS ne marche plus. J’ai essayé d’appeler une amie qui m’a ensuite guidé, mais là, je suis encore plus paumée qu’avant. Heureusement vous êtes là. Première rencontre.

17:22 Nous arrivons devant l’entrée du Motel Kampo qui crèche à l’étage supérieur d’un garage. Ambiance décontractée en bordure de la zone industrielle. Il faut vraiment un GPS.

17:25 Ça grouille de monde. L’ambiance est chaleureuse. Elle s’appelait comment la demoiselle déjà?

17:50 Après avoir déambulé un peu, serré quelques mains, je me décide à entrer dans la file et retirer mon badge. Je suis heureux de cette ambiance. Il y a un peu d’attente, mais cela nous réjouis de constater que le festival rencontre un aussi franc succès. Les organisateurs font de leur mieux pour contenir cette foule et lancer l’événement.

19:02 Tout le monde a son badge et commence à discuter parmi. Le 2ème Kino Kabaret s’est officiellement ouvert ce soir. C’est beau un projet qui permet de rassembler la majorité des personnes officiant dans une industrie, dix jours durant, et les laisser expérimenter ensemble. Tu m’aides à faire mon film et je t’aide à faire le tien. Tout est dit.

20:13 Nous ne devons pas être bien loin des 100 / 130 personnes — de quoi faire environ 32 films — les organisateurs en tremblent presque devant un tel engouement au moment de prendre la parole. Appréhension palpable quand on connait la situation financière: aucun soutien de la part de la ville, le projet est condamné à rester à son niveau « organisé par une bande de pote ». Alors on se réfugie derrière la crowdfunding. Comme vous devez déjà le savoir, notre projet est déposé sur la plat-forme Touscoprod. L’appel aux dons se clôture à la fin du festival. Silence du public. Si nous n’avons par reçu le montant minimum, nous ne toucherons rien. Il reste 9 jours.

22:10 Je quitte l’effervescence qui anime Motel Campo et me réfugie à pied chez moi.

22:45 Je commence à rédiger cet article. Merde, je pique un peu du nez…

06:35 Je reprends mes esprits, il faut le faire cet article!

07:02 Je suis officiellement co-producteur du projet. Symboliquement. 10, 20, 40, 80 euros . C’est déjà beaucoup, surtout si nous nous y mettons tous ensemble.

07:10 Cette actu-chronique se termine et je vous invite, moi personne officiant dans le cinéma, à soutenir le Kino Kabaret. Il faut sauver Kino. C’est quelque chose de trop beau dans ses fondements pour être ignoré. Alors si vous avez chacun un petit pécule à offrir, on peut y arriver, de la même manière que les rues de Paris ont été inondées ces derniers jours de tout un tas d’âmes solidaires. Dans tous les cas, moi, j’y crois.

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