FR
|
Ce qui est bien & ce qui est mal

La morale est l’une des préoccupations majeures de la philosophie; qu’est-ce qui est réellement bien, qu’est-ce qui est réellement mal? De nombreuses théories ont tenté de répondre à ces questions avec ou sans succès. Aucune ne m’a convaincue sauf… l’objectivisme. Mais d’abord, pourquoi le subjectivisme, l’émotivisme, l’égoïsme théologique et psychologique n’ont pas réussi à me convaincre.

 

La sujectivité éthique

La subjectivité éthique déclare simplement que les jugements éthiques sont subjectifs; en d’autres termes, les jugements éthiques sont totalement influencés par les opinions personnelles. Fondamentalement, des faits aussi bons ou mauvais n’ont aucune valeur. Les seuls faits pertinents sont les faits personnels selon l’objectivisme.

La théorie rencontre donc 4 problèmes principaux:

  1. Un subjectiviste change ses points de vue au fil du temps, sans exprimer de sentiments, mais ne trouve pas de justification à un tel changement.
  2. Le subjectivisme rend l’argument moral impossible car tous les jugements éthiques reflètent l’état mental personnel.
  3. Un processus décisionnel est impossible. Comment pouvons-nous prendre une décision si chacun de nous ne peut pas discuter?
  4. Enfin, un désaccord est impossible parce qu’un subjectiviste énonce son propre sentiment; donc ce n’est ni bien ni mal, il est neutre.

Le subjectivisme est donc une mauvaise réponse à ce qui est bien ou mal.

 

L’émotivisme

L’émotivisme affirme que les jugements moraux sont une expression de nos émotions. Des mots comme « bien » ou « mal » n’ont aucun sens. Par conséquent, si nous affirmons que la pédophilie, par exemple, est mal, nous ne faisons qu’exprimer notre sentiment.

Est-ce que cela fait du sens? Bien sûr que non. Il est vrai que lorsque nous qualifions la pédophilie de mal, nous exprimons nos sentiments mais surtout, nous énonçons la vérité du monde. Si tout ce que nous énonçons semble être l’expression d’émotions, rien n’a de valeur.

 

Théologie

La théorie théologique relie la morale à la religion et comprend deux sous-théories :

  1. La théorie du commandement divin. Moralement juste signifie commandé par Dieu. Déjà, cette affirmation a une faiblesse qui suppose que Dieu existe. De plus, par définition, la morale ne signifie pas commander par Dieu. Pourtant, la théorie répond en affirmant que le langage moderne a oublié le sens premier de la moralité. Mais encore une fois, nous pourrions demander de nous montrer! Troisièmement, l’argument de la question ouverte montre une autre faiblesse de la théorie. Si « X » signifie « Y », la question qu’est « X » « Y » n’a aucun sens. Par exemple: un chien est un canidé. On ne peut pas se poser la question « est-ce qu’un chien est un canidé »? Mais si Dieu est bon, nous pouvons toujours nous demander si Dieu est bon? Quatrièmement, l’affirmation « c’est juste si Dieu l’a commandé » signifie que tout ce que Dieu commande est juste. Ainsi, il ne fixe aucune limite à ce que Dieu commande. De plus, les gens pourraient utiliser cet argument pour justifier une mauvaise action. Enfin, si ce que Dieu ordonne est bon, nous avons une image d’un Dieu limité parce que de mauvaises choses arrivent, alors qui les a commandées? Les théologiens répondraient que les humains apportent le mal en abusant de leur libre arbitre.
  2. La théorie du droit naturel. Cette théorie comporte 2 affirmations:
    1. Le monde a des valeurs et des objectifs intégrés; les êtres humains sont les plus précieux.
    2. Les lois de la nature nous disent comment les choses doivent être. Cette théorie ne correspond pas à la science moderne car elle ne fait pas référence à des valeurs ou à des objectifs. Deuxièmement, la perfection n’existe pas et c’est pourquoi notre monde est si intéressant. Enfin, l’idée de norme n’a pas de sens. Qui nous donne « le but des choses »?

 

L’égoïsme psychologique

L’égoïsme psychologique déclare que chaque action est motivée par l’égoïsme. Cette théorie est très sombre. Par exemple, la charité nous apporte le bon sentiment de montrer notre pouvoir. C’est peut-être inconscient, mais c’est quand même égoïste.

Pour faire court, la théorie ne ré-interprète que les motifs altruistes en pulsions égoïstes, mais ne signifie pas nécessairement que c’est le cas.

Ma principale critique de cette théorie s’adresse à T. Hobbes. Selon lui, comme nous sommes tous égoïstes, nous avons besoin d’une sorte de gouverneur tout-puissant pour nous contrôler. Dans son livre Le Léviathan, il montre comment le monde entier est minimisé par le motif de l’égoïsme. En d’autres termes, c’est une revendication à la gloire de la dictature. Mais nous vivons dans une démocratie (partielle?), donc nous ne sommes pas toujours poussés par l’égoïsme. De plus, comme la quasi-dictature n’a pas duré (du moins, en Europe), cela montre une fois de plus que nous ne sommes pas égoïstes.

 

Ayant prouvé que toutes les théories précédentes ne répondent pas à la question morale – qu’est-ce qui est bien et qu’est-ce qui est mal ? – la vérité de la raison semble être objective et la meilleure réponse; bien que nous puissions discuter quelle vérité de raison est la meilleure?

Pensez Big
1 – EXTRA-ordinaire
My Big Geneva promeut des lieux, événements et personnalités EXTRA-ordinaires, à Genève et ailleurs.
2 – Gratuit
S’inscrire à la newsletter de My Big Geneva ne coûte rien.
3 – Généreux
Tout au long de l’année vous pouvez recevoir des cadeaux: concerts, resto, apéro, festivals et bien plus encore!
4 – My Big Geneva a besoin de vivre
Donc My Big Geneva établit des partenariats de CONFIANCE pour vous livrer des bons plans ou des Big avantages. Et se fait donc rémunérer pour cela.
5 – Garanti sans spam
My Big Geneva ne communique pas votre email à un tiers et surtout, My Big Geneva n’harcèle ni votre boîte mail, ni le feed de vos réseaux sociaux.