My Big Chicago

My Big Chicago

Tout a commencé par un post sur le blog de Serge Kaganski daté du 22 août 2013. Juxtaposé au pays des Etats-Unis, je lis sophistiqué, ouvert, cultivé, architecture, gastronomie… Gastronomie, je relis. Gastronomie américaine? Serge Kaganski serait-il tombé sur la tête? Il conclut son article par le refrain de Robert Johnson Sweet Home Chicago. Direction Instagram: #Chicago et je réalise à travers le compte @swopes que M. Kaganski n’a peut-être pas tort.
Chicago, pour l’étrangère que je suis, c’est avant tout un BB: Blues & Bulls. Et un taux de criminalité record. Eventuellement le début de la road 66 et c’est à peu près tout: une vue étriquée à quelques milliers de kilomètres, depuis le vieux continent européen.
Mais “à cause” de Serge Kaganski, je quitte le brouillard genevois typique du mois de novembre pour me retrouver dans la Windy City.

Première halte: Thompson boutique hôtel tout juste rénové, ce qui a l’avantage de me faire profiter d’une offre défiant toute concurrence. Je m’en rendrais compte le lendemain matin: l’hôtel est idéalement situé aux portes du quartier, que je ne vais de cesse arpenter et braver le vent: Old Town. Bordant le Lac Michigan (aussi grand que la Suisse), il est vrai que l’architecture est époustouflante: une symbiose entre les gratte-ciels et les demeures art déco, permettant au soleil (souvent au rendez-vous, les nuages chassés par le vent) d’illuminer les façades contrairement à New York où le centre de Manhattan est constamment ombragé, peu importe le temps. Un conseil: adoptez les fameuses baskets américaines, il faut marcher. Seul moyen de vérifier les dires de Kaganski et unique solution pour découvrir la ville. Au programme: plus de 4h de marche quotidienne, ponctuée par des pauses… gastronomiques. Faites comme moi, relisez ce mot. 45 restaurants sont étoilés à Chicago, dont le tout premier gluten-free au monde. Et les chefs n’ont absolument rien à envier à la France. Quant au prix, jugez par vous-même: Boka, une étoile, chef Giuseppe Tentori, cuisine contemporaine, surprenante et vraiment pas du tout américaine: entrée, plat et dessert, vin compris, 140 USD pour deux personnes. Pour les adeptes de burgers (gourmets aussi), Weber Grill… oui, c’est bien la chaîne de restaurant de nos fameux barbecues Weber.
Décalage horaire oblige, les réveils sont matinaux: dès 6h du matin, j’entends l’appel de l’American Breakfast chez Elly’s Pancake House. Situé aux portes du Lincoln Park, juste à côté du musée d’histoire, le menu fait trois pages: impossible de ne pas trouver son bonheur culinaire. Café ou thé à volonté, tout y est: Original Benedict Egg (appelé Benny Egg), French Toast, Signature Omelettes, les proportions sont gargantuesques et la qualité toujours au rendez-vous. Mon pêché mignon: si les bars à cocktail sont en vogue à Genève, ici, le nouveau bar à Nutella est the place to go.
Jusqu’à Chicago, il y avait le MoMa puis les autres musées. Après Chicago, il y a The Art Institute et les autres musées. Un nouvel édifice signé Renzo Piano (à qui l’on doit le Centre Paul Klee bernois) accueille des oeuvres contemporaines et nous offre surtout un panorama de l’art américain. Dans l’ancienne partie, la bourse de Chicago fut restaurée à l’identique, avis aux financiers nostalgiques. Je ne m’éternise pas sur le chef d’oeuvre de Chagall’s Windows car je ne finirai jamais cet article.
Une virée à Wigley Field car c’est mythique et en métro s’il vous plaît, en partie à découvert, vue panoramique. Promenade dans Lincoln Park, visite du Zoo en son centre, le lac à perte de vue.
Question shopping, deux détours obligatoires: la boutique de Marc Jacobs dans le quartier de West Town (qui grouillent aussi de créateurs encore méconnus) et Urban Outfitters dans le genre vintage et déluré.
La nuit tombée, Chicago étincelle et les locaux affluent dans les bars des hôtels: évitez celui du Waldorf bien que son architecture et son design valent le détour, préférez celui du Peninsula. Autre bar du crépuscule, Roof On The Wit qui comme le nom l’indique se trouve sur les sommets de la ville.

A en déplaire aux amateurs de la Big Apple, Chicago est bien sophistiquée, ouverte, cultivée et gastronomique. Si je reviens souvent quelque peu frustrée de New York: pas eu le temps de voir telle expo, trop de monde, trop de touristes, de très mauvaises surprises culinaires, agressivité ambiante, service étouffant, la consommation trop avide, trop cher, Chicago me fait l’effet d’une pépite d’or. Je l’avoue, voir Rose en vrai de vrai, dunké à volonté vs Cleveland, y est pour beaucoup. 8 jours ont suffit pour vivre un véritable American Dream… Alors merci Serge Kaganski, en fait, tu sais tout n’est-ce-pas?

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Photographie © @swopes.

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