J’ai découvert Stevans à travers “When The Light is Gone” que j’ai écouté en boucle. Que voulez-vous, quand on aime, on ne compte pas. Le duo électro pop vient de sortir une nouvelle chanson “Demons & Diamonds”. Avant de retrouver Yvan Franel sur la scène du Casino Théâtre de Genève à la fin du mois, en deux temps trois mouvements, il répond à mes questions.

 

À qui Stevans demande une deuxième chance dans “Demons & Diamonds”?

Je demande une seconde chance à la Planète. Je m’adresse à elle dans cette chanson. Il faut savoir qu’on est en plein 1er confinement, avril 2020 au moment où cette chanson est écrite et produite. Comme beaucoup de gens je me suis demandé si on en était arrivé là par punition de nos excès. Je me suis demandé si on allait apprendre de nos erreurs passées… je crois qu’on a la réponse aujourd’hui… humhum. Et je ne suis pas le meilleur exemple écologique non plus, je dois être honnête, avec mes tournées à l’étranger ;))

 

Quel est le point de vue de Stevans sur l’évolution de l’industrie musicale et l’impact de la technologie sur la création et la distribution de la musique?

Certains artistes tirent leur épingle du jeux, grâce à des vidéo virales sur YouTube ou des playlist énormes sur Spotify. Nous pas du tout. Les meilleurs résultats se font encore et toujours par le biais des concerts, des émotions « live » qu’on peut apporter aux gens, des rencontres… On a cette règle: un concert doit en amener un autre, ouvrir une autre porte. 

A chacun son truc, mais bien entendu, le numérique a changé la donne et aujourd’hui, un artiste indépendant peut devenir une star sans passer par un major label, et c’est TANT MIEUX.

 

Comment Stevans parvient à trouver l’équilibre entre rester fidèle à sa vision artistique et répondre aux attentes de son public ou de l’industrie musicale?

Nous avons un paquet de chansons en stock qui ne demandent qu’à être révélées au grand public, mais pour ça il faut aller en studio, les produire etc, alors on se laisse aller au rythme de notre feeling, sans réellement penser aux attentes de notre public, car de toute manière, c’est la manière avec laquelle on défendra la chanson qui fera son effet. Nous sommes indépendants alors au final, personne n’est là pour nous mettre la pression sur un calendrier de sortie ou une ligne directrice. Par exemple, ce dernier titre, « demons & diamonds » sort complètement du lot artistique des dernières chansons, on n’aurait jamais pu faire ça si on était signé sur une Major.

Mais pour info, on travaille sur un EP/album pour le printemps-été, et là, il y aura une couleur artistique clairement définie… affaire à suivre. 

 

Pour conclure, voici son questionnaire de Proust car les bonnes habitudes ne se perdent jamais.

Un lieu qui te ressemble
La promenade Saint Antoine, les Bastions, la vieille ville en générale

Ta cantine officielle
Le vieux Carouge, best Fondue ever!

Chocolat noir ou au lait?
Noir pardi!

Ton objet fétiche
Le verre en cuivre du moscow mule… mmmmmmh

Ton livre de Robinson
Joel Dicker, n’importe lequel! (il a d’ailleurs fait une audition pour être batteur de Stevans à l’époque!)
Quel talent d’écrivain, et d’ici en plus, pourquoi aller voir ailleurs?

Le film que tu as vu 40’000 fois
Back to the Future! Oui, désolé

Un artiste sur ta playlist
Young Gun Silver Fox, tous les albums sont canons

Un instagramer que tu suis avec conviction
My Big Geneva…what else!?  😉

 

D’un coup de baguette magique, Yvan Franel se transformera entre le 25 et le 27 janvier prochain en archéologue pour nous présenter l’Histoire du Monde lors de la 7e édition de Poupoupidou, la plus Big revue burlesque de Suisse.